La stratégie pour le saumon sauvage du Sierra Club demande une révision complète de la politique fédérale
OTTAWA—Le Sierra Club du Canada et sa section de la C.-B. ont publié, ce jour même, un rapport d’importance demandant une révision complète du mandat et de la politique de Pêches et Océans Canada pour ce qui est du saumon sauvage de la côte ouest.
Le rapport propose une réaffirmation de l’autorité constitutionnelle du gouvernement fédéral sur les passes de saumon de la côte ouest. Il vise aussi à tenter de mettre fin à l’impasse de trois ans qui a sérieusement miné les efforts du ministère des Pêches pour conserver le saumon et a causé des divisions profondes au sein de la population de la Colombie-Britannique.
« La négligence d’Ottawa face à cette situation mine la confiance du public pour ce qui est des préoccupations du gouvernement fédéral pour les valeurs de la Colombie-Britannique », de dire Terry Glavin, conseiller de la section de la C.-B. du Sierra Club du Canada et auteur du rapport.
« Le ministère des Pêches et des Océans est toujours pris avec un conflit d’intérêt sur les objectifs qui se font concurrence pour le saumon sauvage de la C.-B., de dire M. Glavin. C’est un conflit entre les objectifs d’une gestion industrielle démodée et les attentes de la population de la Colombie-Britannique pour protéger la diversité des passes de saumon. Nous proposons une issue à ce cafouillis. »
Les propres efforts du gouvernement fédéral pour élaborer une « politique sur le saumon sauvage » de la côte ouest du Canada ont échoué en 1999 après qu’on eût ignoré les conseils des scientifiques du ministère et que des protecteurs de l’environnement, des scientifiques et le public eurent rejeté catégoriquement un projet de politique.
Dans son rapport, le Sierra Club du Canada demande au gouvernement fédéral d’adopter des politiques qui mettent l’accent sur les récoltes de stocks spécifiques au lieu de pêcheries dangereuses de stocks mixtes. Il souligne aussi que des efforts coopératifs, transparents, fondés sur les collectivités sont nécessaires pour conserver les quelque 10 000 passes de saumon si vitales à la santé écologique de la C.-B.
« Les pêcheurs commerciaux et sportifs méritent d’avoir une garantie quant à l’avenir de l’industrie », de souligner Elizabeth May, directrice générale du Sierra Club du Canada. « Mais les Premières nations ont aussi un droit constitutionnel de maintenir leurs relations traditionnelles avec des passes de saumon spécifiques et le public mérite de voir le saumon protégé dans toute la C.-B. »
La politique fédérale sur la pêche continue d’ignorer le rôle du saumon du Pacifique comme une « espèce clé » sur laquelle dépendent une myriade d’espèces terrestres : des loups, ours, aigles et corbeaux. Ottawa ne comprend toujours pas que le saumon est une « espèce clé » dans la conscience culturelle de la C.-B., qu’il contribue à l’identité de la population de la Colombie-Britannique et à sa fierté de vivre dans cette province.
Voici certains résultats du rapport :
- La population de la Colombie-Britannique appuie massivement la conservation des passes de saumon, même si cela veut dire limiter la pêche sérieusement, ralentir le développement économique et payer plus de taxes.
- La plupart des gens de la Colombie-Britannique identifient les contributions du saumon à la santé écologique, aux valeurs communautaires et à la beauté naturelle de la Colombie-Britannique comme étant beaucoup plus importante que la valeur commerciale.
- L’histoire du saumon en Colombie-Britannique n’est pas une simple histoire de déclin persistant; de nombreuses passes commencent à se remettre d’années de pêche excessive.
- Le personnel supérieur de Pêches et Océans Canada est sérieusement gêné par l’absence d’un mandat clair, soutenu publiquement, défendable scientifiquement, pour la conservation du saumon.
- Il faut donner un rôle beaucoup plus grand à la population pour diriger les efforts de conservation du gouvernement fédéral, de l’élaboration des projets de protection de l’habitat jusqu’aux décisions concernant la gestion de la pêche.
« L’absence de politique fédérale claire sur la conservation du saumon est à la source de la plupart des conflits chroniques de la C.-B. en ce qui a trait aux droits de pêche des Autochtones, au déclin continu des petites passes de saumon jusqu’au statut des espèces menacées ainsi qu’aux conflits rancuniers entre les pêcheurs commerciaux et les protecteurs de l’environnement », d’ajouter Ken Wilson, conseiller scientifique pour la section de la C.-B. du Sierra Club du Canada.
Au lieu d’être une source de division parmi la population de la Colombie-Britannique, le gouvernement fédéral devrait faire preuve de leadership en rassemblent la population de la province autour de l’objectif commun de conserver la diversité et l’abondance des passes de saumon, de conclure le rapport.
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Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez communiquer avec :
Sierra Club du Canada, (613) 241-4611
Sierra Club du Canada,section de la C.-B. (250) 386-5255, poste 202
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