Le Sierra Club est très déçu

Source: 
Le Droit
Date published: 
Sun, 2009-12-20

Le Sierra Club du Canada dresse un bilan peu reluisant du Sommet de l'ONU sur les changements climatiques, qui vient de prendre fin à Copenhague. Le groupe environnementaliste basé à Ottawa déplore un manque d'engagement de la part des leaders mondiaux.

« C'est très décevant ! Nous aurions pu avoir un accord juridiquement contraignant. Nous ne l'avons pas eu. Nous aurions pu avoir un accord avec des obligations financières. Nous ne l'avons pas eu. Tout ce que nous avons, c'est la promesse que les leaders du monde vont continuer à parler des changements climatiques », a constaté John Bennett, le directeur général du Sierra Club.

M. Bennett estime que l'entente de Copenhague a encore moins de dents qu'en avait le protocole de Kyoto. L'accord ratifié en 1998 par 183 pays était juridiquement contraignant et qui fixait des objectifs de réduction de gaz à effet de serre.

« Cette fois-ci, ils [les leaders] n'ont fixé aucun nouvel objectif. Ça donne l'impression qu'ils se sont dépêchés à signer une entente juste pour dire qu'ils ont réussi à s'entendre », a conclu M. Bennett lorsque joint par LeDroit dans la capitale danoise.

Le directeur du Sierra Club se dit particulièrement déçu du rôle « très effacé » qu'a joué le Canada à Copenhague. « Le premier ministre Stephen Harper n'était même pas dans l'enceinte des discussions lorsque les décisions importantes ont été prises », a-t-il déploré.

M. Bennett affirme cependant que les Canadiens ne sont pas prêts à laisser leur gouvernement ne rien faire quant aux changements climatiques. Il dit que le nombre « sans précédent » de manifestations pro-environnement l'a bien démontré au cours des derniers mois.

« Il faut que les choses bougent. Il ne nous reste plus beaucoup de temps avant d'atteindre le point de non-retour. Sept ou huit ans, tout au plus », prévient John Bennett.

Par: François Pierre Dufault

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