Au Québec, « sortir du nucléaire » est la seule solution durable et économique

Sierra Club du Canada
2005-05-13

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Montréal – Dans la foulée d’un rapport sur l’avenir de l’énergie nucléaire au Québec, la section du Québec du Sierra Club et le Sierra Club du Canada exhortent le gouvernement Charest à amorcer le processus de fermeture du réacteur nucléaire de Gentilly-2 et à favoriser des sources d’énergie plus sécuritaires et plus durables.

Le nouveau rapport publié par le BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) recommande l’accroissement du stockage temporaire de déchets hautement radioactifs pour exploiter la centrale Gentilly-2 jusqu’en 2013. Cependant, il recommande également de différer la prise de décision sur le développement d’installations de stockage des déchets permanents et sur la réfection de la centrale de Gentilly-2 jusqu’à ce que la Société de gestion des déchets nucléaires du gouvernement canadien ait émis ses recommandations sur la gestion à long terme des déchets hautement radioactifs. Le rapport du BAPE conclut en affirmant que les décisions devraient reposer sur des choix de société en matière de développement durable.

Pendant les audiences du BAPE, le gouvernement québécois a indiqué son opposition à l’aménagement d’un site permanent d’enfouissement des déchets nucléaires au Québec. En réponse aux recommandations du BAPE, la directrice générale du Sierra Club du Canada, Elizabeth May, a affirmé que « l’énergie nucléaire n’est ni durable ni abordable sur le plan de l’environnement. Les impacts sur l’environnement ne sont pas différents au Québec qu’ailleurs. Rien n’indique que les dépassements massifs de coûts qui ont affecté tous les projets d’énergie nucléaire au Canada ne se produiront pas au Québec si on procède à la réfection de Gentilly-2 ».

Mme May a également mentionné que la position du gouvernement québécois contre l’aménagement d’un site d’enfouissement des déchets nucléaires au Québec est incompatible avec l’exploitation continue d’un réacteur nucléaire de puissance. « Étant donné l’opposition du gouvernement à un site permanent d’enfouissement des déchets au Québec, il serait incohérent sur le plan éthique et imprévoyant pour le Québec d’aller de l’avant avec le développement de Gentilly-2. Est-ce que le Québec s’occupera de transporter des déchets hautement radioactifs en passant par des lieux habités et en traversant des frontières? Qui acceptera de tels déchets? »

Johanne Roberge de la section québécoise du Sierra Club a affirmé que « la seule option durable et, à vrai dire, celle qui s’avère être la plus responsable du point de vue fiscal, est de « sortir du nucléaire » avant 2013. Le premier ministre Charest devrait ordonner à Hydro-Québec d’amorcer le processus de démantèlement de Gentilly-2 aussitôt que possible et réaffecter les fonds publics pour la conservation et l’énergie renouvelable. »

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Personnes ressources:
Elizabeth May, directrice générale, Sierra Club du Canada, 613-241-4611
Johanne Roberge, section québécoise Sierra Club du Canada, 613-241-4611

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