Kyoto Report Card 2007
Executive Summary / Résumé
Full Report (pdf, 3.8 MB)
News Release - February 16, 2007
Last year, 2006, was a lost year for the federal government in contributing to the fight to stop global warming and meeting Canada’s international obligations under the Kyoto Protocol. Federal programs were slashed and the importance of the issue downplayed. The lost year followed a decade of procrastination, half-measures and delays by the previous government. The appointment of John Baird as federal environment minister in early 2007 signaled a positive change in the government’s approach to the climate crisis. Several programs (clean energy, energy efficiency, funding for provincial climate initiatives) that had been eliminated were rebranded and relaunched. However, even with these initiatives, Canada remains an international laggard in reducing greenhouse gas
emissions. Canada is barely out of the starting blocks in the race to prevent catastrophic climate change, with other nations far ahead.
This fourth Kyoto Report Card prepared by Sierra Club of Canada marks the second anniversary of the coming into force of the Kyoto Protocol on February 16, 2005. The year 2007 is also significant in that it is the tenth anniversary of the signing of the Kyoto Protocol.
The Kyoto Report Card first describes a vision for a low-carbon future and summarizes why the Kyoto Protocol is the foundation for achieving that future. Progress achieved by other countries in reducing carbon pollution is highlighted to show that a low-carbon future for Canada is possible. The sorry events of 2006 in which Canada, for a time, lost all momentum in implementing the Kyoto Protocol are described, as well as the more positive federal initiatives in 2007. Highlights of provincial progress (and lack of same) in implementing the treaty are reviewed. A snapshot in the life of a Kyoto-friendly Canadian family is presented. Finally a ten-point plan for meeting Canada’s Kyoto Protocol targets is outlined.
Some of the key findings of the 2007 Kyoto Report Card are as follows:
- Other countries have shown that Kyoto Protocol emissions reduction targets can be met. The United Kingdom has already met its targets. Sweden is on track to meet its targets by reducing its dependence on oil from 77% to 32% of its energy needs, even as it phases out nuclear power.
- Recently announced Conservative government programs will not achieve an overall reduction in Canada’s greenhouse gas emissions. To date, the announcements have been ad hoc and no comprehensive plan is evident. There is no indication that the Conservative government plans to ramp up these programs to the level needed to meet Kyoto Protocol or longer-term targets. More telling is the government’s commitment to a five-fold increase in tar sands oil production, which would dramatically drive up Canada’s emissions.
- Bill C-30, the Conservative government’s proposal for a Clean Air act tabled in the House of Commons in October 2006, would have added few powers to reduce greenhouse gas emissions beyond those already set out in federal law. Key amendments proposed by 24 major environmental groups would have created legal obligations to deliver emissions reductions to meet Kyoto and longer-term targets. Also in October, the government issued a notice of intent to
regulate large final emitters under the Canadian Environmental Protection Act, but the proposed approach focuses on reducing emissions intensity, rather than on achieving absolute decreases in emissions. Intensity targets are unacceptable and will not reduce overall emissions.
- Ontario and Alberta are the biggest provincial laggards in terms of reducing greenhouse gas emissions. Ontario has delayed the phase-out of coal-fired plants, rejected a California-style vehicle fuel-emission standard, and committed $45 billion to expanding nuclear power production. Alberta has no plan to reduce total greenhouse gas emissions and has failed to regulate reductions in rapidly increasing emissions from the tar sands. While Quebec stands out as a leader for its climate plan, implementation has been slow due in part to federal tardiness in providing financial support.
Canada’s Kyoto Protocol targets can still be met by 2012 without damaging the economy assuming that federal leadership builds on the social consensus that meeting these targets is a top priority
for the country. Canadians built a railway to the Pacific, helped defeat the most notorious tyrant in history, led international efforts to close the hole in the ozone layer, and convinced industry and American governments to stop acid rain. We did these things without knowing at the beginning exactly how we were going to achieve them. Canada must not give up on our Kyoto targets before we have even started work.
Bulletin Kyoto 2007
Résumé
Rapport complet (en anglais avec résumé en français, pdf, 3.8 MB)
Communiqué de Presse - le 16 février 2007
L’année 2006 a été une année perdue en ce qui concerne la contribution du gouvernement fédéral à la lutte contre le réchauffement planétaire et les engagements internationaux du Canada en vertu du Protocole de Kyoto. Bon nombre de programmes fédéraux ont été éliminés, et l’importance de ces questions a été minimisée. Cette année perdue fait suite à 10 années d’atermoiements, de demimesures et de reports du gouvernement précédent. La nomination de John Baird au poste de ministre fédéral de l’Environnement, au début de l’année 2007, témoigne d’un changement positif dans la politique du gouvernement face à la crise climatique. De nombreux programmes (énergie propre, efficacité énergétique, financement d’initiatives provinciales pour le climat) qui avaient été éliminés ont été remaniés et réinstaurés. Cependant, malgré toutes ces initiatives, le Canada reste à la traîne de la communauté internationale en ce qui a trait à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Canada commence tout juste à participer à l’effort mondial de prévention du changement climatique, loin derrière le reste du monde.
Ce quatrième bulletin publié par le Sierra Club du Canada marque le deuxième anniversaire de l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, le 16 février 2005. L’année 2007 est également le dixième anniversaire de la signature du Protocole de Kyoto.
Le bulletin de Kyoto commence par la description d’une vision de notre pays avec de faibles émissions de carbone, puis résume les raisons pour lesquelles le Protocole de Kyoto est la pierre angulaire de la réalisation de cette vision. Le bulletin passe également en revue les progrès d’autres pays dans la réduction de la pollution par le carbone qui prouvent que le Canada peut se construire un avenir où la pollution par le carbone sera réduite. Les événements malencontreux de 2006 qui ont arrêté temporairement l’application du Protocole de Kyoto au Canada y sont décrits, ainsi que les initiatives plus positives entreprises par le gouvernement fédéral en 2007. Les progrès (ou leur absence) au niveau provincial sont analysés dans les grandes lignes. Le bulletin présente aussi une tranche de vie d’une famille canadienne qui applique les recommandations de Kyoto. Pour finir, il propose un plan en dix points pour atteindre les objectifs de Kyoto au Canada.
Parmi les conclusions essentielles du bulletin de Kyoto pour 2007, rappelons les suivantes :
- D’autres pays ont prouvé que les objectifs de réduction des émissions du Protocole de Kyoto peuvent être atteints. Le Royaume-Uni a déjà atteint ses objectifs. La Suède est bien placée pour atteindre ses objectifs en réduisant sa dépendance du pétrole qui devrait passer de 77 à 32 % de sa consommation d’énergie, tout en éliminant progressivement l’énergie atomique.
- Les programmes annoncés dernièrement par le gouvernement conservateur ne génèreront pas de réduction quantitative des émissions de gaz à effet de serre au Canada. Jusqu’à présent, les annonces ont été faites au coup par coup, et le gouvernement ne semble pas avoir de programme global. Rien n’indique que le gouvernement conservateur ait l’intention de faire progresser ces programmes jusqu’au niveau requis pour atteindre les objectifs de Kyoto ou d’autres objectifs à long terme. Par contre, le gouvernement vient de s’engager à multiplier par cinq la production du pétrole extrait de sables bitumineux, ce qui augmentera énormément les émissions au Canada. À bon entendeur...
- Le projet de loi C-30, la proposition du gouvernement conservateur pour une Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique proposé à la Chambre des Communes en octobre 2006, aurait créé peu de mécanismes outre les programmes fédéraux déjà en place pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les modifications clés proposées par 24 groupes environnementaux de premier plan auraient créé des lois imposant des réductions des émissions à un niveau suffisant pour atteindre les objectifs de Kyoto ainsi que des objectifs à plus long terme. Toujours au mois d’octobre, le gouvernement a annoncé officiellement son intention de contrôler les émissions des plus gros pollueurs en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement; cependant, cette approche est axée sur une réduction de l’intensité des émissions, et non pas sur des réductions quantitatives. Les cibles basés sur
l’intensité sont inacceptables puis qu’elles ne réduiront pas dans l’absolu les émissions de gas à effet de serre.
- L’Ontario et l’Alberta sont les provinces les plus en retard en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’Ontario a retardé l’élimination progressive des centrales thermiques alimentées au charbon, a rejeté une norme d’émissions véhiculaires à la californienne, et a engagé 45 milliards de dollars dans l’expansion de la production d’électricité nucléaire. L’Alberta n’a aucun plan pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et n’est pas parvenu à mettre en place un contrôle des émissions des sables bitumineux qui augmentent en
permanence. Si le Québec est à l’avant-garde grâce à son plan pour le climat, sa mise en place a été lente pour différentes raisons, dont les retards du soutien financier fédéral.
Le Canada peut encore atteindre ses objectifs de Kyoto à l’horizon 2012 sans porter préjudice à son économie, à condition que le gouvernement fédéral capitalise le consensus social selon lequel la réalisation de ces objectifs est une priorité absolue pour notre pays. Le peuple du Canada a construit une voie ferrée jusqu’au Pacifique, a participé à la destitution du tyran le plus tristement célèbre de l’histoire, a dirigé les activités internationales pour la fermeture du trou dans la couche d’ozone, et a réussi à convaincre l’industrie et les gouvernements d’Amérique du Nord d’arrêter la production de pluies acides. Nous avons accompli tout cela sans savoir au départ comment nous allions nous y prendre. Le Canada ne doit pas renoncer à atteindre les objectifs de Kyoto avant même d’avoir commencé!