Résumé

17 décembre 2003

Fiche de rendement 2003 de Kyoto


Bulletin Kyoto 2003 (pdf, 765K)


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Fiche de rendement 2003 sur Kyoto – An 1

Une année après la ratification du Protocole de Kyoto, on se pose toujours la question suivante : « Le Canada peut-il respecter ses engagements de Kyoto? » La réponse est un « OUI » retentissant. Les pays dont les engagements de Kyoto sont plus rigoureux que ceux du Canada sont sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs; en effet, ils mettent en œuvre des plans de longue durée pour convertir leurs économies dans le but d’arriver à un avenir efficient sur le plan énergétique et à faible utilisation de carbone. Le Canada PEUT faire de même.

La question qu’il faut se poser n’est pas « le Canada peut-il atteindre ses objectifs de Kyoto? » mais plutôt « le plan actuel nous mènera-t-il à bon port? ». La réponse à cette question est un « peut-être » hésitant. Le 22 novembre 2002, le gouvernement Chrétien publiait son plan de Kyoto en trois étapes, qui comprenait une série de projets vagues qui réduiraient de 240 mégatonnes les émissions de gaz à effet de serre du Canada.

De nombreux éléments de ce plan peuvent fonctionner, mais le plan manque de vision à long terme. Improvisé lors du débat sur Kyoto de l’automne dernier, le plan Chrétien peut nous amener à la fin de cette période de Kyoto mais pas plus loin. Tout effort qui arrive de peine et de misère à la ligne d’arrivée en 2010, omettant de créer un momentum pour la prochaine ronde de réductions, sera un échec même s’il atteint les objectifs de Kyoto.

Pendant ce temps, d’autres pays ont une « image d’ensemble » et s’arrangent pour que Kyoto fonctionne pour eux. Dans le cadre de sa planification économique à long terme, le Royaume-Uni s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 60 % en 2050. L’Allemagne s’est engagé à les réduire de 40 %.

Une approche à long terme est logique quand on tient compte de l’approche avouée du Premier ministre Paul Martin. Le 18 septembre, il a dit : « Il est également clair que peu importe ce qui se produira au cours de la première étape, le monde ne pourra pas atteindre les objectifs de la deuxième étape de Kyoto sans une révolution technologique. »

Pour atteindre nos objectifs en 2010, le gouvernement de Paul Martin devrait déclarer, en 2004, un objectif à long terme visant à réduire les émissions totales de gaz à effet de serre du Canada de 50 % en 2030.

Le gouvernement Martin doit travailler pour élaborer son propre plan le plus rapidement possible. Il n’a pas besoin de renoncer à tous les éléments du plan actuel. En réalité, comme le suggère cette fiche de rendement, de nombreux éléments du plan actuel pourraient très bien être élargis et renforcés.


Quelques décisions de « démarrage rapide » prises par le gouvernement Martin au cours de la nouvelle année donneront de véritables dividendes au cours des années ultérieures.

Voici des points qui devraient être en haut de la liste À FAIRE du Premier ministre eu égard à Kyoto :
  • Inclure dans l’évaluation du plan de travail la fermeture promise des centrales alimentées au charbon de l’Ontario et travailler avec le gouvernement McGuinty pour voir à ce que les besoins en énergie électrique de la population ontarienne sont satisfaits en sauvegardant l’intégrité et la viabilité environnementales. La fermeture de toutes les centrales alimentées au charbon permettrait de réduire les émissions de 38 mégatonnes. Travailler avec d’autres provinces pour éliminer le charbon peu à peu.

  • Accroître et élargir les projets d’efficience énergétique et les programmes d’améliorations éconergétiques à tous les secteurs, reconnaissant fondamentalement le rôle de la réglementation (codes du bâtiment, normes des appareils électroménagers).

  • Faire la promesse d’améliorer l’efficience en carburant des automobiles en promulguant la loi sur la consommation d’essence des véhicules à moteur de 1981 qui prévoit une norme accrue d’efficience du carburant pour les véhicules à moteur.

  • Reconnaître les économies d’émissions découlant du déploiement de la cogénération (chaleur et énergie combinées) dans le plan de travail et créer un programme pour aider l’industrie à profiter de cette technologie.

  • Repenser (ou rejeter) fondamentalement le plan actuel des grands émetteurs industriels et élaborer un programme complet d’échange du carbone avec des maximums en amont qui s’appliquent à tous les secteurs.

  • Reconnaître l’importance de la planification du transport urbain dans la réduction des émissions, se joindre à tous les autres pays de l’OCDE et investir dans le transport urbain.




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